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Alors que les déclarations officielles à l'occasion du sommet du G7 à Évian en matière de sécurité de l'IA avaient été très décevantes, la réunion tenue ce mercredi 17 juin entre les représentants des pays membres et les dirigeants des principales sociétés technologiques de pointe, dont Open AI, Anthropic et Google DeepMind, a manifestement remis la sécurité à l'agenda. À l'issue de cette réunion, Emmanuel Macron aurait ainsi annoncé, selon le journal Politico, que le G7 allait « construire dans les prochains mois une plateforme de discussions et de coopération entre quelques démocraties face au risque de l'intelligence artificielle » afin de « définir ensemble des standards communs ».
Cette évolution va dans le sens de la tribune portée par Pause IA et 30 signataires et publiée dans Le Nouvel Obs à l'ouverture du sommet : « Le G7 ne doit pas accélérer mais sécuriser l'IA ! » Les membres du G7 reconnaissent ainsi que les systèmes d'IA les plus avancés posent désormais des risques de sécurité majeurs, qui nécessitent une réponse collective des États. Pause IA s'en félicite et appelle la France, qui préside le G7 jusqu'à la fin de l'année, à tout mettre en œuvre pour concrétiser cette coopération.
Nous alertons cependant sur deux points :
1. Standards contraignants et contrôle effectif
De simples « standards communs » seront inopérants sans l'adoption de règles contraignantes et sans dispositif efficace de contrôle et de sanctions. En outre, étant donné les progrès stupéfiants et mal contrôlés des modèles généralistes de pointe (tel que Mythos), leur entraînement doit être arrêté le temps de mettre en place les conditions d'un réel contrôle de ces intelligences artificielles.
2. Une coopération véritablement internationale
Il ne saurait y avoir de coopération qu'internationale. La réserver à « quelques démocraties » et la penser comme une alliance commerciale voire militaire contre la Chine est inutile et dangereux. Les risques liés aux systèmes les plus avancés (cyberattaques, manipulation de l'information, usage biologique ou chimique, perte de contrôle, concentration extrême du pouvoir) ne s'arrêtent pas aux frontières. La sécurité de l'IA doit être pensée comme un bien commun mondial.
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